LÂCHÉ LOUSSE

J'me lâche lousse su'l'mic à deux huites à l'heure
A'ec ma chanson démodée démodée drète dans vie d'astheure.
À soir j'ai la tête en guige, à soir j'ai l'oeil du Zig
Pis comme Elivis Gratton à tou'é gigs: j'thing big!
Y paraît qu'Entre deux joints le monde est parallèle.
C'comme voyager a'ec lindberg pour voir le premier ciel.
Mais moé j'aime mieux prendre l'autobus du showbizness
Comme un gars ben Ordinaire qui fume sa fleurs de lys.
J'veux ^tre aussi pissant qu'ti-Zoune,aussi persistant qu'la poune
Débile mental comme ti-Coune, aussi (phat) que BIG PUN,
Aussi profond qu'l'album L'eptade d'Harmonium
Intense comme le dernier show d'Offenbach au forum.
Sur un accord de Do d'la guitare des pays d'en haut
J'veux porter au plus haut le flambeaux de mes idéaux
Sur la pomme de route de ma Gaspoésie
Contre tou'é mauvaises plumes qui m'agacent c'pas eazy.

seba273@sympatico.ca

PRAGUE SPRING MANIFESTO

Revolution;
peace-solution
proletariat execution of a
Prague spring insurgeccy

bring the love all back to me
cuz, these are the days when you change
your ways

and we take charge
velvet warriors at large in the world
our flags unfurled in the face
of tyranny

When East German and Russian troops
came into town
we got down, underground
in our caberets and cafes
we cried,
got drunk,
made love...
and eventually gave birth to a whole
new era of peaceniks

So now the time has come
to break out the fife and drum
dundle our poetry in packets
and don
crushed-velvet jackets for tonigt,
we ride

but first, we drink
the better to endure the slow tide
of human progress





PEINTRE MACABRE

Mon crane repire l'odeur de psychotropes,
J'ai la bouche sanguinolente
Pleine à craquer de barbiturique
Je masse le corps
et l'hypocrisie humaine.
Je vomis sur toutes naissances du monde
Marie, moi, suis impure
Et les bruits absurdes menacent ma décadence...
Je voyage a travers les langes pures d'une atmosphère
Et je vomis le reste de mes 7 sens

Un râle profond,
inuition
Je veux me meurtrir
Il se peut qu'il pleuve d'aberrations

C'est sale et ça pourrit a l'intérieur de moi.
Un marécage rempli d'eau fangeuses
Boueuses et visqueuses
J'ai envie d'uriner et de danser sur ce qui est noir
Dans une circonférence aliénante
La vie s'élance et danse devant un cirque absurde,
La vieillesse presse sa langue devant moi
Et je meurs assouvie.


DEPUIS C'TEMPS LÀ

Y était un temps ou ça roulait,
ch'niffais d'la coke, j'fumais du hash,
vingt mille en banque pis bin du cash,
J'avais pas mal toute c'que j'voulais,
le reste j'avais inqu'à l'sauter,
sept fois dans semaine c'était l'party.

J'te l'dis mon boy, en plein été,
cent milles à l'heure su l'autoroute,
el'système de son crachait au boutte,
d'la musique bin bin pêtée
j'avais l'soleil din barniques,
tellement qu'les boeufs ont pris panique.

Y mon collé, j'tais faitte à l'os,
un char volé, deux dépaneur,
ti-gars tu vas brailler t'à l'heure,
ça pas pris d'temps, enwaye au poss,
deux ans en'dans en pyjama
au trou tout d'suite, enwaye par là

Depuis c'temps là, chu su l'B.S.,
ça m'a pu ertenté d'tripper,
c'est pas trop pire, on s'pogne les fesses,
c'était moins drôle quand l'petit est né
on s'est bin dit moé pis ma plotte,
qu'on mangerait du beurre de peanut.



Page précédente Accueil Page suivante