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MARTEAU

Bien réveillé dans mes questions
Je rêve à un caprice imaginaire
Par peur je soulève mon poing face à l'amour
En lui disant fais attention
Tu as ma destinée entre tes dents
Tu pues l'attachement conditionnel
Mais pourtant je t'aime
Vas donc savoir où l'ambulance me porte
Chez moi !
Où à l'asile
Ma haine amoureuse s'est disloquée
J'attends des mutants pour me réconforter
Le ciel s'assombrit
C'est qu'il fait beau
Pourquoi je t'aime
Ange du karma
Est-tu l'unité à mon chaos
Myrto
Marteau



Frank Laliberté

EN PLEIN VOL

Le pilote est prêt
Ses manettes bien en mains sûres
Ses manettes de toutes les couleurs
cuivrées
Noires ambrées rousses
À chacune de ses pressions
On décolle peu plus
Jusqu'à l'arrivée
De la charmante hôtesse chauve
Les bras en Séquoïas tatoués
Qui nous reconduit à la porte
Ses pieds nous imprimant leur sourire au cul

HEUREUX

Un chien a retrouvé hier
Sa queue
Dans la poubelle d'un architecte
Et elle grouillait de droite à gauche


David Wormäker

SOLITUDE

Solitude, plaie mystifiée
Le nuage s'est estompé.
Brume d'illusion dissipée

Solitude,miroir projeté sur l'âme
Face à face avec soi-même
Voir sous le masque
Voir sous son propre masque.

Solitude, si souvent nous meurtri
Car l'homme joue à cache-cache...
Avec sa vraie nature.

L'esprit s'est trouvé enfermé
Couches de souffrances enfantées
Par d'autres hommes illusionnés.

Oui, l'homme se cache de lui-même
L'homme emprisonne l'homme
Vérité devenant utopie

Tournant de siècle exaspérant
Race exaspérante
Vivre! vivre simplement.
Sans illusions matérielles
Sans se rouler dans notre propre vomi...
Notre propre vice.
Nos sens ne sont pas faits
Pour être aspergés d'illusions.
Ils ne servent qu'à se rendre compte
De la beauté de ce monde...


Sammy Gatlmm

PATHÉTIQUE

Ils coulèrent dans l`herbe pathétique
Le monstre gourmand de son orgueil lasse
Pour avoir tant détruit L'égocentrique
Médiocrité de sa personne basse...

Souvenirs démesurés du destin
Flottant sur sables mouvants de demain
Aristocratie roulée dans la vase
Plus de respect pour l'état qui blase

Uniques dans l'immensité des âges
Ne demeurent éternels que changements
Le cycle continue, humble présage
Notre histoire l'a emporté sur le temps.

Dans l'océan de vie, interminable
Où la mort ne constitue que passage
Où l`homme se plaît à dire des fables
Et où je m'essouffle à devenir sage

Ils coulèrent, dans l'herbe pathétique
Le monstre gourmand de son orgueil lasse
Pour avoir tant détruit l'égocentrique
Médiocrité de son être... pauvre roi!









Sammy Gatlmm

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