DISGRÂCE

L'orgueil est au parloir
pour l'origami du supplice
Je vous dicterai d'un ton grave
Pour ne pas succomber
À vos pleurs frigides
Pour la foi
Moins de rien
L'holocauste dort
Dans un nid de poule
Percuté d'interlude
Aux faces nord de mes deux lunes
L'insomnie se fracasse
De pornographie greffée d'ivoire
Je soudoie mon cran d'arrêt
Aux fenêtre criblée de trous
Où coule un jus obscur
De la même teinte que le ciment
Coulant dans mes veines
Fragile même salope
Que cela mérite de dire qu'un jour
Le feu de l'amour y a fait ravage
Mon coeur ce heurte
À des sauce mal apprêtées
Indigestes et sévères
Formant ma disgrâce




Page précédente Accueil Page suivante