David Wormäker


DÉJÀ L'ÉTÉ TIRE À SA FIN

Un navire d'eau vogue très au-delà des cathédrales
Un simple effleurement de leur blason
Le crèverait
Les balaierait définitivement

Les poissons sentent peser la menace
Les marins ont le vertige
Harmonie terrifiante

Voici le ciel cédant place à la mer
Voici l'osmose

Voici
La fin des limites






JE FAIS DU BRUIT







L'envie d'être sage
Parfois me reprend
-Idées de passage...
Oui je m'en repent

Je suis trop frivole!
Et suis travailler...
Allons tête folle!
Les mots orduriers!

N'empêche on est seul
N'empêche on vieilli
Toujour le linceul
Fait catimini
Taisez votre rate!
J'ai peur pour de vrai!
Que mon foie n'éclate
D'ici l'autre arrêt

J`ai peur d'être seul
Au dernier picon
Ou pire être seul
Au dernier baiser

J'ai peur qu'on n'enterre
(Quand m'enterrera)
Une tête-en l'air
Qui vivra verra

Mais la vraie terreur
Qui me tient la nuit
C'est bien cette horreur
De vivre sans bruit

Mourir en silence
Ou vivre hiberné
De mort et d'eau rance
Bien sûr: vous comprenez

Et j'crache au sommeil
Ce voleur de temps!
J'étire mes veilles
très loin très longtemps

Je fais du tapage
C'est bon j'avoue tout!
Je crée des mirages
Je crie j'oublie tout

J'oublie qu'une vieille
Au bout de ma vie
-Douceurs et merveilles!
O vie assouvie!

J'oublie qu'une soeur
Est là qui m'attend
Qui attend son heure
son complet amant

L'idée d'être sage
Parfois me reprend
-Idée de passage...
Oui je m'en repent

Je suis trop frivole!
Et puis travailler...
Allons tête folle!
Les mots orduriers!


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